ELECTROSHIELD PROJET / REPLIQUE
Biennale de Belleville 2012
Galerie melanieRio / 56, rue de la Fontaine au Roi / Paris 11è
BENOÎT-MARIE MORICEAU en collaboration avec BAT editions
COMMISSARIAT ETIENNE BERNARD
Avec la participation de A Constructed World, Xavier Antin, François Aubart, Maxime Bondu, Edith Commisaire, Arnaud Daffos, Julien Discrit, Hoël Duret, Emanuele Fontanesi, Marie Gautier, Marc Geffriaud et Géraldine Longueville, Yohann Gourmel et Elodie Royer, Alexis Guillier, Sam Korman, Emilie Lamie, Christophe Lemaître, Hugues Loinard, Antoine Marchand, Clémence de Montgolfier, Florence Ostende, Cécile Paris, Arnaud Pearl, Madalen Peres, Alex Pou, Bénédicte Ramade, Frédéric Teschner, Stéphane Thidet.
Dans le cadre de la Biennale de Belleville 2012, Benoît-Marie Moriceau et Etienne Bernard ont été invités à réfléchir ensemble aux modalités de présentation de la pièce Electroshield, projet / réplique réalisée en 2011 en collaboration avec BAT éditions (Jérôme Dupeyrat, Charles Mazé , Camille Pageard et Coline sunier).
Pour saisir les enjeux qui animent Electroshield, projet / réplique, il faut regarder un peu en arrière. En effet, cette recherche icono- graphique menée par Benoit-Marie Moriceau a été initiée et a pris corps dans l’installation Electroshield produite en 2008. Il s’agit d’un assemblage massif de sacs de toile reprenant le système de protection des édifices patrimoniaux et des sculptures publiques déployés en temps de guerre ou lors de catastrophes naturelles. L‘empilement est, en outre, recouvert d’une peinture noire dont la propriété consiste à bloquer les ondes électromagnétiques selon le principe appliqué de la cage de Faraday. Electroshield, joue ainsi sur le dédoublement de sa fonction protectrice, l’une physique et l’autre virtuelle et impalpable.
Electroshield, projet / réplique réalisé à la galerie ARKO à Nevers en 2011 en constitue à la fois la poursuite et la source. Elle consiste en la présentation en volume d’une iconographie documentaire témoignant des différentes utilisations historiques des sacs de sable. Elle est le fruit d’une investigation au sein d’archives, d’ouvrages et de sites internet y faisant référence. sous la forme d’un stock de plaques de verres entreposé sur un pupitre de vitrier, le dispositif rejoue la variabilité d’adaptation de la pièce originale tout en lui appliquant des problématiques propres à l’iconographie et au temps de constitution de la collection. La superposition des vitres sur lesquelles appa- raissent les images correspond à la stratification temporelle de la recherche.
La réactivation de ce dispositif éditorial sera l’occasion de souligner et de poursuivre un projet engagé collectivement à partir d’une iconographie documentaire mise en place par l’artiste. L’exposition réunie différents invités afin de l’«augmenter» en proposant de lui adjoindre des contributions de leur choix, le temps de son installation dans le showroom de la galerie melanieRio.
Ainsi, l’espace au sous-sol, juste en dessous de la pièce installée, deviendra, le temps de la Biennale, le lieu ressource d’une archive vivante et évolutive structurée par les participations extérieures.

