Electroshield, projet / réplique

BENOÎT-MARIE MORICEAU en collaboration avec BAT editions COMMISSARIAT ETIENNE BERNARD

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Biennale de Belleville 2012
Exposition du 19 septembre au 21 octobre 2012
galerie melanie Rio
56, rue de la Fontaine au Roi, Paris 11e

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Dans le cadre de la Biennale de Belleville 2012, Benoît-Marie Moriceau et Etienne Bernard ont été invités à réfléchir ensemble aux modalités de présentation de la pièce Electroshield, projet / réplique réalisée en 2011 en collaboration avec BAT éditions (Jérôme Dupeyrat, Charles Mazé , Camille Pageard et Coline sunier).

Pour saisir les enjeux qui animent Electroshield, projet / réplique, il faut regarder un peu en arrière. En effet, cette recherche icono- graphique menée par Benoit-Marie Moriceau a été initiée et a pris corps dans l’installation Electroshield produite en 2008. Il s’agit d’un assemblage massif de sacs de toile reprenant le système de protection des édifices patrimoniaux et des sculptures publiques déployés en temps de guerre ou lors de catastrophes naturelles. L‘empilement est, en outre, recouvert d’une peinture noire dont la propriété consiste à bloquer les ondes électromagnétiques selon le principe appliqué de la cage de Faraday. Electroshield, joue ainsi sur le dédoublement de sa fonction protectrice, l’une physique et l’autre virtuelle et impalpable.

Electroshield, projet / réplique réalisé à la galerie ARKO à Nevers en 2011 en constitue à la fois la poursuite et la source. Elle consiste en la présentation en volume d’une iconographie documentaire témoignant des différentes utilisations historiques des sacs de sable. Elle est le fruit d’une investigation au sein d’archives, d’ouvrages et de sites internet y faisant référence. sous la forme d’un stock de plaques de verres entreposé sur un pupitre de vitrier, le dispositif rejoue la variabilité d’adaptation de la pièce originale tout en lui appliquant des problématiques propres à l’iconographie et au temps de constitution de la collection. La superposition des vitres sur lesquelles appa- raissent les images correspond à la stratification temporelle de la recherche.

La réactivation de ce dispositif éditorial sera l’occasion de souligner et de poursuivre un projet engagé collectivement à partir d’une iconographie documentaire mise en place par l’artiste. L’exposition réunie différents invités afin de l’«augmenter» en proposant de lui adjoindre des contributions de leur choix, le temps de son installation dans le showroom de la galerie melanieRio.

Ainsi, l’espace au sous-sol, juste en dessous de la pièce installée, deviendra, le temps de la Biennale, le lieu ressource d’une archive vivante et évolutive structurée par les participations extérieures.

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images : Benoît-Marie Moriceau / Electroshield, 2012. Impression sur verre, pupitre en métal, caoutchouc. 200 x 200 x 118 cm.