« Jeune artiste français né en 1976. Premières réalisations : fin des années 1990. Spécialité : esthétique de perturbation et création contextuelle. » Ainsi pourrait se résumer, en termes lapidaires mais précis, la biographie de Nicolas Milhé.
Esthétique de perturbation ? La plupart des oeuvres de Milhé, en effet, ont vocation à déranger l’ordre des usages, des représentations, des attentes. Création contextuelle ? L’oeuvre d’art, par Milhé, est en effet conçue au prorata d’un contexte défini, qu’elle « travaille » en retour à sa manière propre.
«Redistribution (des repères), corruption (des signes établis), pollution (des consciences) sont chez Milhé autant de maîtres mots d’une poétique hantée par cet effroi : que l’art puisse ne servir à rien, et se révéler sans conséquence. Fourbir le stock artistique, ajouter à la masse des créations contemporaines ? Pourquoi pas. Ce faisant, on peut aussi choisir de faire ce qu’il faut comme il le faut pour en dire plus, et nommément que l’ordre social mis dans les choses est un effet non forcément fatal de l’autorité. Dans ce sens, dont le spectateur de cette oeuvre incisive fera ce qu’il veut, s’il le veut – la correction de l’ordre établi.»
(Extrait de Paul Ardenne, Nicolas Milhé, Du bon usage du contre-emploi, in Chantier public, coédition 40mcube et Archibooks, 2005, p.53 et 55.)
MY PARIS, Collection Antoine de Galbert
ME COLLECTORS ROOM - Berlin
du 29 septembre 2011 au 08 janvier 2012
SAFARI, LE LIEU UNIQUE - Nantes
du 10 juin au 04 septembre 2011












